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L’AB, levier d’action pour l’eau et le développement local

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19 novembre 2015 Valence TGV

Le 19 novembre 2015, la FNAB, CORABIO et AgribioDrôme ont organisé à Valence une matinée d’échanges intitulée « L’agriculture biologique, levier d’action pour la qualité des eaux et pour un développement territorial durable ». Ce colloque a permis d’exposer à la quarantaine de participants (acteurs de l’eau et du monde agricole, collectivités, agriculteurs, agence de l’eau, etc.) des expériences innovantes de protection de la ressource en eau par le développement de l’agriculture biologique sur le bassin Rhône-Méditerranée-Corse.

Les retours d’expériences de trois territoires ont été présentés :

  • La ville de Lons-le-Saunier, par Christine Combe. Engagée depuis les années 1990 pour la prévention des pollutions diffuses dans son captage via des contrats avec les agriculteurs, la municipalité de Lons-le-Saunier (39) a souhaité ensuite aller plus loin dans sa démarche, en soutenant les conversions à l’agriculture biologique par des débouchés vers sa propre restauration collective. En 2009, le captage est classé Grenelle, puis en 2012 une déclaration d’utilité publique est adoptée avec des dispositions relatives à l’agriculture biologique et à la réduction des intrants. En 2015, 180 ha de terres sont en bio et le niveau des nitrates est nettement en baisse. La clé du succès réside dans la mise en œuvre d’un plan d’action global, avec des outils réglementaires et des mesures d’incitations auprès des agriculteurs, via l’accompagnement technique et la mise en place de filières locales. Selon Christine Combe, « ce qu’il faut, c’est un très bon accompagnement technique et des groupes d’échanges entre agriculteurs. On a mis en place un réseau de suivi des pesticides et on a enquêté sur les produits qu’ils utilisent. Il faut les sensibiliser en leur parlant d’agronomie et de leur santé ».
  • Le Grand Parc de Miribel-Jonage, par Christian Bardin (SYVALIM), Richard Trillat (SYVALIM) et Laurent Hillau (ARDAB). Ce territoire de 2200 ha, à cheval entre l’Ain et le Rhône et situé aux portes de Lyon, est totalement couvert par des périmètres de protection des captages. Il mêle des zones de loisirs et de découverte de la nature et des espaces naturels et agricoles. Pour concilier ces différentes fonctions, le Grand Parc s’est engagé auprès des agriculteurs pour promouvoir l’agriculture biologique via un appel à projets de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse. Au programme : accompagnement technique individuel et collectif, diagnostics de conversion et développement des filières courtes. Ce plan d’actions a été mis en œuvre par les groupements d’agriculteurs bio du Rhône et de la Loire (ARDAB) et de l’Ain (ADABio) en étroite collaboration avec les Chambres d’Agriculture des 2 départements (CA01 et CA69). En 2015, 275 ha (sur 500 ha de terres agricoles) étaient cultivés en bio. D’autres projets sont également menés sur le parc pour la diversification des activités agricoles sur la zone (pastoralisme avec moutons, vaches rustiques et chèvres, cultures mellifères). Un label « Saveurs du Grand Parc » a été créée avec des producteurs, des transformateurs et des distributeurs, pour valoriser ces produits et s’inscrire dans une politique alimentaire de territoire.
  • La Communauté d’Agglomération de Valence-Romans-Sud-Rhône-Alpes (VRSRA), par Gaëlle Wattel (VRSRA) et Grégoire Jasson (AgribioDrôme). VRSRA (26) mène depuis plusieurs années une politique transversale en faveur du développement de l’agriculture biologique et de la protection de l’eau, et notamment, depuis 2013, l’accompagnement du programme « Bio et Eau ». L’animation de ce programme est assurée par AgribioDrôme. Le cœur du programme est la rencontre systématique des agriculteurs conventionnels du territoire afin d’échanger avec eux sur leurs attentes et sur les actions qui permettraient d’aller sereinement vers plus de bio. Plus de 200 producteurs ont ainsi été rencontrés individuellement. Ces rencontres constituent les bases d’un lien direct avec des producteurs. Elles ont permis de créer des groupes d’échanges mixtes bio et conventionnels, de relayer les informations des actions engagées, d’apporter progressivement des réponses à des idées reçues autour de la bio dans les campagnes. C’est un travail de fond pour toucher et connaitre un public que les organismes agricoles avaient jusqu’ici du mal à « capter ». Un comité de pilotage a été constitué, coordonné par Agribiodrôme et composé des partenaires agricoles, économiques et institutionnels, dont les communes. Il travaille activement à définir les actions à mettre en place sur le territoire pour rendre plus incitative et compréhensible la conversion à l’agriculture biologique. Grégoire Jasson, animateur du programme, précise : « que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit jamais de forcer au passage à la bio, qui nécessite des changements souvent importants sur l’exploitation, mais bien d’apporter les meilleures informations et garanties aux producteurs pour que dans le cas d’une conversion, toutes les conditions du succès de l’entreprise soient rassemblées ».

Le guide méthodologique « Agriculture biologique et développement local » – composé de 9 fiches expériences, 9 fiches outils, 13 fiches actions, 1 fiche recommandation méthodologique – a également été présenté, à retrouver sur www.devlocalbio.org.


Pour en savoir plus :


Programme

9h – Accueil café

9h30 – Introduction par Elise Dugleux, de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et David Peyremorte, paysan bio drômois.

10h – Quand Eau & Bio s’allient pour un développement local durable : 30 bonnes raisons de passer à l’action ! Regards croisés d’acteurs impliqués sur des territoires à enjeu (zones de captages, bassins versants) :
– Grand Parc de Miribel Jonage, une conversion bio aux multiples enjeux pour le plus grand parc urbain d’Europe, réservoir d’eau de Lyon.
– Plaine de Valence Romans, 5 captages prioritaires, deux programmes d’actions «terre bio» et «bio et eau». Quand un territoire se mobilise pour développer la bio au service de la protection de l’eau.
– Lons-le-Saunier, une régie qui innove du champ à l’assiette pour protéger un captage.
– « Agriculture biologique et développement local » : guide méthodologique et portail documentaire à l’usage des collectivités et acteurs de l’eau.

13h – Buffet bio sur place


Télécharger le programme



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