Agriculture biologique,
Protection de l'eau et territoires

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L’agriculture biologique, un outil efficace pour la qualité de l’eau

L’agriculture biologique occasionne moins de risque de pollution par les nitrates :

  • plus faibles apports azotés totaux par hectare (inférieurs aux besoins de la plante),
  • non-utilisation d’engrais de synthèse, la fertilisation se faisant sous forme d’apports organiques et la nutrition des plantes valorisant les apports du sol,
  • présence plus importante de surfaces en herbe et, de manière plus générale, taux de couverture du sol plus importants,
  • pratiques d’élevage extensives (chargement limité).

L’agriculture biologique n’utilise pas de pesticides de synthèse : la protection des cultures repose principalement sur une stratégie préventive qui utilise les ressources de l’agro-écosystème (protection des auxiliaires, choix de variétés résistantes, techniques culturales, rotation, procédés thermiques, manuels, mécaniques…).

L’agriculture biologique permet donc de diminuer radicalement la pression sur la qualité des eaux, et ce de manière plus forte et pérenne que d’autres formes d’agriculture. C’est également aujourd’hui la seule forme de réduction d’intrants certifiée et contrôlée par des organismes agréés par l’État.


Sabine Bonnot, agricultrice bio dans le Gers

Sabine Bonnot, agricultrice bio dans le Gers

« J’ai converti ma ferme à l’AB en 2007 grâce à l’accompagnement du Groupement des agriculteurs biologiques du Gers. Au vu des problématiques importantes d’érosion et de lessivage que nous rencontrions sur nos coteaux, nous avons immédiatement décidé de cesser le labour et de limiter le travail du sol à quelques centimètres de profondeur. Nous sommes passés d’un système céréalier conventionnel à rotation courte (blé/tournesol, système dominant dans la région) à un système de polyculture AB, intégrant la culture de céréales pour la panification et des vergers agroforestiers. Nous n’utilisons aucun intrant : les apports (azotés notamment) sont effectués uniquement par l’intermédiaire des cultures ou des couverts de légumineuses en inter-culture. Au bout de 3 ans, nous avons commencé à voir les premiers résultats positifs de ces changements de systèmes, notamment sur l’érosion : nous ne perdons plus un gramme de terre, même lors d’épisodes diluviens! La stabilité structurale des sols est donc restaurée, et une forme d’autofertilité s’est mise en place grâce ces techniques culturales superficielles et à cette rotation équilibrée. Il a fallu 3 ans aussi pour que nous voyions ré-apparaître les insectes et les oiseaux. On a réalisé qu’on pouvait produire en protégeant les ressources (l’eau, les sols, l’air), avec de très bons résultats technico-économiques et en améliorant très sensiblement la biodiversité ! »
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