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Le préventif moins cher que le curatif, preuves à l’appui

Argumentaire économique en faveur de la protection des captages

« Les procédés de traitement ne traitent pas toutes les molécules […] et les substances traitées ne sont pas totalement éliminées. Avec le temps, apparaissent de nouveaux pesticides et métabolites des pesticides, ce qui remet en cause l’efficacité à long terme du traitement curatif et pose des questions « d’effet cocktail » […] Pour les services d’alimentation en eau potable, en rythme de croisière, le coût du préventif est toujours inférieur à celui du curatif […]. Le coût du curatif peut représenter jusqu’à 87 fois celui du préventif ! » [1]

Munich, une première territoriale en Europe [2]

Dès 1991, la ville de Munich a décidé de concilier préservation de la qualité de l’eau et maintien de l’activité agricole, en incitant les agriculteurs de la zone de captage à se convertir en agriculture biologique, par le biais d’une contractualisation entre la ville et les agriculteurs et l’introduction des produits biologiques locaux en restauration collective. Les résultats sont probants : entre 1991 et 2006 ; la teneur en nitrates a diminué de 43 % et celle en produits phytosanitaires de 54 %. En 2012, la totalité de la Surface Agricole Utile (SAU) sur les captages est convertie en agriculture biologique. Le programme de soutien à l’agriculture biologique coûte environ 750 000 €/an à la ville, soit moins de 0,01 €/m3 d’eau distribué, un coût bien inférieur à une usine de dénitrification (0,27 €/m3 distribué en moyenne).


[1] AESN. Le préventif coûte-t-il plus cher que le curatif ? Argumentaire économique en faveur de la protection des captages. EcoDécision. Juillet 2011
[2] Service de distribution municipal des eaux de Munich

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